Ferraillage

Avant de couler le béton dans les fondations, nous avons préparé le ferraillage pour solidifier la semelle de fondation.
Les raidisseurs permettront également de faire un lien avec les parpaings que nous viendrons poser dessus.
Une étape assez méthodique et agréable à réaliser.

Objectif

Donner plus de résistance au béton et créer une ceinture rigide entre les fondations, les armatures des poteaux et l’arase

Durée

1 journée à deux

Matériel

– Cage armature 6 fils 15×35 – 8mm – 6m pour les murs Greb
– Cage armature 4 fils 15×15 – 8mm – 6m pour le local technique et le mur intérieur en BTC
– Barre de fer Tor HLE – 8mm – 6m pour le recouvrement
– Lien à boucles recuit et Tornado
– Pince ou meuleuse pour découper les ferrailles


Pas à pas

Plan de ferraillage

Avant de passer à la pratique, nous avons au préalable dessiné sur l’ordinateur le plan de ferraillage. Il nous a permis de nous approvisionner au plus juste. Mais également de réaliser à l’avance les découpes et pliages des raidisseurs et des recouvrements.


Découpage

Pour les découpes, nous avons utilisé une pince pour les barres et une meuleuse pour les cages. Pour le pliage en angle droit, nous avons inséré les barres dans deux parpaings d’angle superposés. De cette façon, la barre tient toute seule et il est ainsi plus aisé de la tordre à 40cm.

Découpage sans bruit

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Cales en cailloux

Nous avons également pour anticiper, mis de côté des cailloux d’environ 5cm de côté, le plus plat possible. Ils seront ensuite posés au fond des fondations, entre la terre et les cages d’armatures. Ils permettront d’assurer que ces dernières seront bien enrobées de béton.

En effet, dans les règles de l’art, le ferraillage doit toujours être enrobé de minimum 3cm de béton sous toutes ses faces. Quand nous achetons les armatures, elles sont déjà rouillées pour augmenter leur pouvoir d’adhérence au béton mais une fois noyées dans le béton, la rouille se stabilise. Cependant, si elles se trouvent en contact permanent avec l’air, elles continuent de s’oxyder et finissent par provoquer l’éclatement du béton.

Cales

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Installation

Cages d’armatures

Quant toutes les armatures ont été découpées, nous avons commencé par installer au fond des fouilles, les cages d’armature. A chaque angle et à chaque recouvrement du mur Greb, pour lier l’ensemble, nous avons recouvert les 3 fils supérieurs des cages avec des barres de fer de 80cm (40cm de chaque côté). Pour les attacher ensemble, nous avons opté pour la simplicité, des liens à boucles dans lesquelles nous passons le crochet du tornado et nous tirons dessus pour entortiller le tout. Rapide et efficace!

Pour les murs de 20cm de large, nous recouvrons les deux fils supérieurs.

Raidisseurs

Dans les angles et tous les 5m maximum, nous avons inséré des raidisseurs, 2 barres de fer verticales recourbées sur 40cm qui seront insérées à l´intérieur des parpaings d’angle et ensuite recourbées dans l’arase. Attention, ces raidisseurs doivent ensuite tomber en face des parpaings, il faut donc bien calculer son coup!

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Cailloux

Une fois les ferrailles installées, nous avons positionné les cailloux pour surélever l’ensemble et permettre un bon enrobage.

Matérialiser le niveau fini du béton

La dernière étape avant l’arrivée de la toupie a consisté à matérialiser le niveau fini du béton. Nous avons pour cela essayé plusieurs techniques sans grande réussite.

Au final, nous avons pris le parti de positionner une planche de palette de niveau à cheval sur la fondation à l’endroit qui nous paraissait le plus bas. Avec un mètre, nous avons mesuré du fond des fouilles les 35 cm souhaités de béton et nous avons inscris sur la planche de palette la différence avec le haut de cette dernière.
Puis grâce au niveau à eau, nous avons inscrit sur une quinzaine de planches de palette répartit sur l’ensemble du chantier, la distance à respecter avec le béton. Pour cela, nous avons mesuré les 35 cm de béton attendus et en fonction de la différence de niveau mesurée avec le niveau à eau par rapport à la première planche, nous avons calculé la distance qu’il devrait rester entre le haut du béton et le haut de la planche de palette. Nous avons inscrit cette valeur sur la palette. Au moment du coulage du béton,nous vérifierons avec un mètre pour ajuster les niveaux.

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La toupie de béton

La toupie était attendue en début d’après-midi. Nous avions commandé 12m3 de béton et il en restait un peu mais ce n’est pas évident à estimer et puis c’est quand même moins contraignant quand il en reste que quand il en manque, surtout qu’ils ont repris le surplus gratuitement. Il faut cependant savoir qu’ils nettoient la pompe sur place, il peut-être donc être intéressant de penser à un endroit susceptible de recevoir un bon petit tas de béton.

En deux heures, les fondations étaient coulées.

Le conducteur de la toupie s’est occupé de piloter la pompe. Nous avions également engagé deux âmes charitables pour nous aider (merci les TOM). Surtout bien penser aux râteaux et raclettes pour étaler et mettre de niveau grossièrement avec l’aide des planches de palette et à la règle de maçon, au niveau à bulle et à un morceau de bois (ou autre) de la largeur des fouilles pour lisser le tout.

Les murs de la maison se sont subitement matérialisés.

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